Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 03:51
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Par Julien Flemmard
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 17:27
Par Julien Flemmard
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 20:00
Il y a quelques jours, je me suis rendu chez un ami. Comme j'étais vraiment en avance, je décidai d'aller faire un tour dans un petit parc non loin de là. Je marchais sur une des allées, à demi pensif, à moitié rêveur, quand j'aperçus ce petit vieux assis sur un banc. Je mis quelques secondes à m'approcher et à me rendre compte que le vieil homme pleurait.

Je suis passé devant lui, j'ai croisé ses yeux remplis de larmes, et j'ai continué mon chemin.

Un sentiment de profond malaise est alors apparut en moi. La vision de cette personne et de ses larmes m'accablait brusquement par cette froide journée. Je me suis arrêté, je me suis à moitié retourné et je suis resté immobile pendant de longues secondes, sans savoir quoi faire. Les gens qui pleurent me désemparent très facilement, j'ai du mal avec ce genre de situation. Mais sur le coup je me suis dis qu'il n'y avait pas de hasard. Nous étions seuls dans le parc, quelque chose me poussait à aller vers lui, à lui parler.

A chaque pas qui me rapprochait de cet homme, je ne cessai de songer que j'allais être indiscret, que j'allais m'imposer à son chagrin, que j'étais un inconnu qui allait faire naître chez lui la gêne plutôt qu'autre chose, et encore des centaines d'autres réflexions me disant qu'il était ridicule de me mêler de sa vie.

Sans un mot je suis arrivé devant le banc. Sans un mot je me suis assis à côté de lui. Ses larmes ne coulaient plus, l'homme avait revêtit son manteau de pudeur en sentant ma présence.

Le silence s'était imposé à nous, mais il n'avait rien de pesant. L'homme regardait devant lui, calme et mélancolique. Je pris une profonde inspiration et je me suis appuyé contre le dossier. Je l'ai alors regardé et lui aussi a tourné la tête. Un sourire timide, embarassé, est la seule chose qui me soit venu sur le coup. De son côté il hocha légèrement la tête.

Je voulais parler, dire quelque chose d'intelligent, des paroles judicieusements choisies pour alléger sa peine. Qu'on échange sur nos vies, écouter son histoire peut-être. Mais rien ne vint. Je pris une cigarette et la portai à mes lèvres. Par politesse, car étant donné son âge j'étais certain qu'il refuserait, je lui en proposai une. Qu'il accepta. Je lui donnai du feu, et toujours dans un silence religieux nous fumâmes ensembles.

Je l'ai regardé s'éloigner après m'avoir remercié pour la cigarette. C'était suréaliste. Aujourd'hui encore je me demande pourquoi ces larmes. Pourquoi nous, à ce moment là. Je ne sais pas si ces instants étaient beaux, ou embarassants. Peut-être un léger mélange des deux.
Par Julien Flemmard
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 22:32
Tout est là pour faire un bel épilogue. La musique classique, le verre de rhum vieux, le chat dormant à mes côtés.
Je ne regrette que la cheminée et le doux crépitement du bois, la robe de chambre confortable et la pipe en noyer du Japon.

Un an et un mois pour poster des humeurs, des coups de coeur, des conneries, en bref toute une accumulation de choses sans importances tournant autour de mon nombril. Mais j'aime à penser que Don Julian était un personnage, une forme de minuscule schizophrénie contrôlée et dédiée à ce "blog".
On se rassure comme on peut, et dans mon cas pas très bien.

Non, ne pleurez pas, vous qui aimâtes mes pseudo crises existentielles, mes liens vers des vidéos ou de la musique ou parfois les deux, ce "pot-pourrit de ma personne", d'une originalité telle qu'elle aurait pu rappeler le remake d'un plagiat de plagiat. Ne soyez pas tristes, non, car vous attendent sur la toile des centaines de milliers de Don Julian, tous avides de partager des humeurs, des coups de coeur, des conneries. Sachez que vous me manquerez comme je vous manquerai, c'est à dire comme mes amygdales et mon appendice réunis.
Ce message s'adressait aux 4 pinpins qui venaient lire mes pages une fois par mois. Merci pour eux.

Enfin je tiens à remercier mon chat, Over Blog, Free, l'alcool, la musique triste dans laquelle je me suis vautré pour poster pas mal d'articles. Mais comme dans les films, il y a le trop classe "Special Thanks". Ouais.

Je veux remercier la flemme qui caractérise chacune de mes non actions dans ce monde, ce fait même aillant entraîné la création de ce blog sans lequel le monde serait quand même vachement moins kiffant il faut quand même le dire.
Et également l'égocentrisme, le narcissisme, le laxisme, le défaitisme et d'autres rimes en isme sans qui tout ça n'aurait pas pu être possible.



Et dans un dernier élan de volonté dramatique, il finit son verre, se leva, et alors que "Paint In Black" des Rolling Stones se déchaînait dans ses oreilles, il partit sans se retourner.


Par Julien Flemmard
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 22:59
Par Julien Flemmard
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