Lundi 8 mars 2010
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19:55
Les lueurs du petit matin descendent doucement sur le mur en pierre et le la mousse fraîche est gorgée d'eau de nuit.
A l'intérieur le balancier marque les secondes, les dernières cendres crépitent, les souffles du chien sont lents et profonds.
Le bruissement du tissu bleu accompagne mes pas.
La porte du fond est ouverte, mais je reste quelques secondes sur la dalle froide pour contempler ma terre.
La brume m'imprègne maintenant, et silencieusement j'hume l'air à la senteur végétale.
Plus loin la longue route serpente. Ses curieuses courbes emmènent parfois mes pensées à travers les forêts et derrière les collines,
mais mon corps ne s'éloigne jamais de ces murs recouverts de lierre.
Quand je n'aurai plus besoin de voir je fermerai les yeux, et sous le grand chêne vert je laisserai le vent m'emporter.
Par Julien Flemmard
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